JEP 2026 / « Patrimoine en péril » : la ministre de la Culture et le gouvernement en portent l’entière responsabilité ! (Communiqué CGT Culture)

Texte publié le 17 septembre 2026.

Les Journées Européennes du Patrimoine (JEP) se tiennent cette année les 19 et 20 septembre autour du thème « Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer ».

Pourquoi, en France, notre patrimoine est en péril ? Parce ce que les baisses continues d’emplois et de crédits budgétaires dans les services publics culturels fragilisent de plus en plus les missions de ce secteur pluriel. Ces baisses sont décidées par les gouvernements successifs qui préfèrent diminuer les impôts au bénéfice grandes fortunes et des entreprises, exonérer les employeurs de cotisations sociales et (sur)abonder le budget militaire.

Les « fossoyeurs » du patrimoine sont ceux-là mêmes qui pilotent les JEP ! Triste ironie…

Dans la sphère patrimoniale, le désengagement de l’État se traduit par, entre autres :

  • un accroissement des vols dans les musées et monuments[1], des retards dans la rénovation du bâti, des salles d’exposition et même des sites entièrement fermés aux publics
  • la mise en danger du modèle économique solidaire du Centre des monuments nationaux et l’équilibre de 110 monuments avec le projet de transfert de l’abbaye du Mont Saint-Michel vers l’établissement public industriel et commercial du Mont Saint-Michel
  • une dégradation de la capacité à étudier les sites archéologiques avant aménagement
  • l’impossibilité de restaurer ou de numériser certaines collections de la BnF ainsi qu’un risque de fermeture du site François Mitterrand - Tolbiac en raison du coût des travaux de rénovation
  • l’accroissement de la sous-traitance dans la restauration de collections du Mobilier national, le dévoiement de l’Atelier de Recherche et Création (ARC) vers du prototypage industriel
  • des espaces de stockage insuffisants dans les services d’archive, des retards dans la mise aux normes des bâtiments

Qui résiste, qui tente de raviver et de réimaginer le patrimoine ?

Les personnels de ces nombreux secteurs patrimoniaux, premiers concernés par la sauvegarde de leurs missions ! Et pourtant, leur parole est toujours insuffisamment entendue par le ministère de la Culture.

Ce qui met le patrimoine en péril, c’est donc le manque d’argent et le manque d’agent·es publics. C’est toutes et tous ensemble par la lutte qu’il nous faudra « résister, raviver et réimaginer » notre patrimoine !

Le 17 septembre 2026.

>> Communiqué CGT Culture en téléchargement

(Source site CGT Culture)