Enseignement supérieur & Recherche et jeunesse – 17 septembre et après : poursuivre la mobilisation pour les postes, les salaires, les locaux, les conditions de travail et d’études ! (FERC SUP CGT)

Texte publié le 15 octobre 2026.

Après les mobilisations massives du 29 septembre, du 6 octobre, du 8 octobre, la jeunesse et les salarié·es ont à nouveau marché ensemble ce mardi 13 octobre. La destruction de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR) est en continuité directe avec celle du monde de l’Éducation : c’est ce qui alimente la colère devant les lycées, devant les amphis. Mais les revendications des lycéen·nes et étudiant·es sont également celles des travailleuses et travailleurs : conditions d’études, conditions de travail, même combat !

On revendique !

La CGT FERC Sup redit une nouvelle fois que le gouvernement doit cesser la répression d’État et répondre aux revendications des lycéen·nes, des étudiant·es et des personnels. Elle revendique pour le service public de l’Enseignement supérieur et la Recherche :

  • l’abrogation de Parcoursup ;
  • un plan massif de création de postes de titulaires pour répondre aux besoins de l’ESR public et résorber la précarité ;
  • l’augmentation immédiate et massive de la valeur du point d’indice et l’indexation sur l’inflation ;
  • la rénovation et l’amélioration du bâti universitaire ;
  • l’abrogation de la mesure mal nommée "Bienvenue en France" qui instaure des droits différenciés pour les étudiant·es extra-communautaires ;
  • des moyens financiers et en postes pour les CROUS pour le repas à 1€ ;
  • un moratoire sur la réforme de la formation initiale des enseignant·es (INSPÉ) et le maintien de tous les sites de formations ;
  • une opposition résolue à toute sélection à l’entrée à l’Université parmi les titulaires du bac et à toute augmentation des droits d’inscription.

Satisfaire ces revendications permettra l’ouverture de centaines de milliers de places nécessaires dans l’enseignement supérieur public : nous avons besoin de travailleurs et travailleuses bien formés, qualifiés, de chercheur·es pour préparer la France de demain.

L’argent ?

De l’argent, il y en a, notamment dans les 211 milliards d’euros d’aides publiques sans contrepartie aux entreprises, sans compter les centaines milliards affectés aux budgets de guerre.
Cette politique de redéploiement du service public de l’enseignement supérieur nécessite des milliards d’euros, qui viendront aussi revivifier la recherche, elle aussi en situation de casse avancée du fait des choix budgétaires opérés depuis de nombreuses années.

« Ce n’est qu’un début, le combat continue ! »

Le gouvernement a commencé à céder sur certains points : annulation des hausses de frais de scolarité en BTS et classes préparatoires, 3000 postes de remplaçant·es sortis des placards pour l’Éducation nationale... c’est largement insuffisant, mais c’est un premier pas : à nous d’imposer le changement au gouvernement.

Nous redisons (voir notre communiqué du 7 octobre) :
Messieurs Macron et Lecornu :
abandonnez grenades, gazeuses et LBD, prenez l’argent là où il est : sortez le chéquier !

Arrêtez de maltraiter les agent·es !

Toutes les organisations de l’intersyndicale de l’ESR (CGT, FSU, FO, SUD, UNSA, CFDT) dénoncent « les fermetures administratives de la plupart des campus et le basculement en distanciel des enseignements et en "télétravail exceptionnel" des personnels BIATSS » et disent que « ces recours sont bien souvent pris hors de tout cadre réglementaire. ». Pour la CGT FERC Sup, ils sont parfois complètement illégaux. Le gouvernement et les directions d’établissement doivent cesser cette pratique de lock-out. Les directions d’établissement doivent cesser le recours à la police pour déloger les étudiant·es mobilisés lors des blocages ou occupations de sites ou d’amphis, et agir fermement contre les intrusions illégales de la police sur les campus.

La CGT FERC Sup appelle à participer aux Assemblées générales et à poursuivre la mobilisation, y compris par la grève, aux côtés de la jeunesse, pour obtenir satisfaction sur nos revendications.

La CGT FERC Sup appelle à participer samedi 17 octobre aux manifestations et rassemblements partout où c’est possible. Elle appelle à maintenir la pression pendant les congés.

La CGT FERC Sup appelle à construire la grève interprofessionnelle du 5 novembre et à la généraliser.

Le 15 octobre 2026.

>> Communiqué FERC SUP CGT en téléchargement