Enquête administrative à l’OFB, un maccarthysme à la française ? (Communiqué CGT Environnement)

Texte publié le 29 janvier 2026.

Le tollé autour de la nomination d’Anne le Strat au poste de directrice déléguée « mobilisation de la société » à l’OFB pourrait paraître anecdotique. Pourtant, il révèle la soumission de l’exécutif aux lobbies d’une agriculture productiviste dévastatrice pour la Nature, pour la santé publique et pour le monde paysan.

Cette nomination a suscité le courroux de la Coordination Rurale (CR) et de la FNSEA, mais aussi de toute la fachosphère et de ses relais dans la presse. La violence des attaques est à l’image de celle dont ces syndicats agricoles font preuve sur le terrain.

La chronologie de « l’affaire » interroge. Elle éclate à l’initiative de la CR trois semaines après la publication officielle de la nomination d’Anne Le Strat, auparavant passée inaperçue, et au lendemain de la convocation par les gendarmes de Bertrand Venteau, son président, qui avait appelé à « faire la peau aux écolos ». Cette « polémique » ressemble donc bien à un contre- feu médiatique. La célérité du Premier Ministre à se saisir personnellement de « l’affaire » en diligentant, sur des fondements purement partisans, une enquête sur les conditions de la nomination d’Anne Le Strat a de quoi étonner. On se souvient des années qui se sont écoulées entre les premières alertes à Bétharram et l’ouverture d’une telle enquête. La protection des intérêts agro-industriels est manifestement plus urgente que celle des enfants.

Il y a également de quoi être surpris de ce soudain intérêt de la CR et de la FNSEA pour la direction « mobilisation de la société », qui compte pour à peine à 7% du temps des agents de l’OFB et qui n’a rien à voir ni avec de quelconques contrôles des agriculteurs, ni avec l’accord Mercosur, ni avec la dermatose (DNC).

Aucune des attaques contre Anne le Strat ne porte sur sa compétence pour occuper ce poste de direction. Le plus probable est que sa personne révulse les militants de l’agro-business car elle a œuvré, chez Eau de Paris, à faire sortir de la sphère marchande les services d’eau et d’assainissement, tout en favorisant une agriculture respectueuse de la santé de nos concitoyens et du monde vivant.

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OFB : Office français de la biodiversité