La protection de l’eau et de la Biodiversité, sacrifiée au profit d’un modèle économique toxique et déjà condamné... (Communiqué CGT Environnement)

Texte publié le 29 juin 2026.

Le constat est sans appel : plus des 56 % des masses d’eau sont dégradées (les pollutions diffuses d’origine agricole en sont les premières responsables pour les eaux souterraines, et la deuxième cause pour les eaux de surface), 14.460 captages d’eau potable ont été abandonnés depuis 1980, dont la moitié du fait des pesticides et des nitrates, et on continue d’en fermer une centaine par an pour les mêmes motifs. En termes de biodiversité, 45 % des espèces menacées en France métropolitaine vivent dans les milieux aquatiques ou humides continentaux...

La Cour des comptes dresse un constat que nous jugeons lucide : celui de la quasi absence de sanctions administratives et pénales des infractions en matière d’eau et de biodiversité aquatique, malgré un diagnostic très alarmant.

La CGT Environnement demande que l’Etat réponde à ce bilan de la Cour des Comptes et fasse sa révolution interne pour cesser de négliger ses obligations régaliennes et de service public, au service de la population.

Nous exigeons, pour ce qui a trait aux moyens à l’OFB et en services déconcentrés :

  • des moyens à la hauteur des enjeux, notamment pour la police de l’eau. Ces mesures doivent être un plan de recrutement massif à l’OFB et dans les services déconcentrés de l’Etat ;
  • que les personnels recrutés soient fonctionnaires, afin d’être davantage protégés de toutes les pressions politiques ;
  • la titularisation de tous les contractuels de l’OFB (CDD et CDI) qui occupent des postes d’inspecteurs de l’environnement et l’alignement des rémunérations des agents en Position Normale d’Activité à l’OFB (TSDD,...) ;
  • la requalification des chefs de services départementaux, des chargés de missions et des chefs de service en Direction Régionale en catégorie A.

Et nous revendiquons, pour une meilleure protection de l’eau et de l’environnement, l’abrogation de tous les textes conduisant à une mise sous la coupe des préfets, des services de l’OFB. Pour renforcer les missions de police administrative et l’effectivité de nos avis techniques, il est indispensable que les lobbies économiques et les représentants de l’agrobusiness ne puissent interférer ou bloquer nos actions.

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OFB : Office français de la biodiversité