Politique de l’eau en macronie : l’avènement de la post-démocratie ? (Communiqué CGT Environnement)
Texte publié le 20 janvier 2026.
Le gouvernement, pour satisfaire aux exigences de la FNSEA, s’assoit sur des décisions prises démocratiquement. Dans la France de Macron comme aux Etats-Unis de Trump, peu importe désormais la réalité décrite par la connaissance scientifique et technique, les décisions sont guidées par les puissances d’argent et seul paye le lobbying.
En France, la politique de l’eau est souvent présentée comme un modèle démocratique. Le cadre national, qui découle largement des textes européens, est suffisamment souple pour qu’une « gouvernance » locale voie le jour. La Commission Locale de l’Eau (CLE), « parlement de l’eau » à l’échelle d’un bassin versant, est le lieu du débat pour élaborer, au plus près du terrain, la politique de l’eau et des milieux aquatiques.
Celle-ci est décrite dans le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE), dont la CLE est l’instance décisionnelle. Elle rassemble les représentants des divers intérêts et acteurs sur le bassin : élus locaux, Etat, usagers, parmi lesquels on trouve les associations environnementales, ainsi que les acteurs économiques.
Ce fonctionnement donnant priorité à la délibération sur la base de constats partagés entre acteurs a donné satisfaction pendant des décennies dans de nombreuses régions. Il est aujourd’hui défié par les intérêts particuliers de syndicats agricoles, qui revendiquent la priorité dans l’accès à la ressource et le droit de l’empoisonner sans limites. Ces syndicats, FNSEA en tête, sont prêts à faire usage de la force pour imposer leurs vues.
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