Soutien à la section CGT de la DGAC en Polynésie et aux personnels en lutte (Motion du congrès de l’UFSE-CGT)
Texte publié le 4 décembre 2025.
Les organisations de la CGT — USACcgt, FNEE-CGT, UFSE-CGT et la Confédération — expriment leur plein soutien à la section CGT de la DGAC en Polynésie et à l’ensemble des agents mobilisés pour défendre leurs droits, leurs conditions de travail et la dignité du service public.
Depuis plusieurs mois, les personnels de la DGAC en Polynésie subissent une dégradation préoccupante de leurs conditions de travail : sous-effectifs chroniques, surcharge d’activité, difficultés à poser leurs congés et conditions matérielles dégradées.
Cette situation résulte directement de choix et de pratiques locales d’encadrement qui n’appliquent pas, ou interprètent à leur manière, les règles et garanties qui s’imposent pourtant dans les services métropolitains. Ainsi, un sentiment persistant d’inégalité de traitement par rapport aux agents exerçant en métropole nourrit un profond malaise professionnel et humain.
Malgré les alertes répétées des représentants du personnel, le dialogue social reste bloqué, souvent réduit à une formalité sans effet réel.
Les instances locales sont trop souvent ignorées ou contournées, et les alertes portant sur la santé et la sécurité au travail ne donnent lieu à aucune réponse concrète.
La CGT dénonce cette attitude de déni et de mépris institutionnel, contraire aux valeurs du service public et aux obligations de l’employeur.
Dans ce contexte déjà tendu, la gestion du récent préavis de grève déposé par les personnels a marqué un nouveau franchissement de ligne rouge.
Au lieu d’entendre la colère et les revendications légitimes des agents, l’administration locale a choisi la voie de la pression, de la stigmatisation et du détournement du droit de grève.
Cette attitude est inacceptable : le droit de grève est un droit fondamental, inscrit dans la Constitution, et sa remise en cause porte atteinte à l’ensemble des agents publics.
La CGT appelle solennellement la direction de la DGAC à rétablir un dialogue social loyal, respectueux et constructif, et à ouvrir sans délai des discussions sincères sur les causes profondes du malaise polynésien.
Si nécessaire, la CGT demande l’intervention d’une médiation réellement indépendante, afin de restaurer la confiance et de garantir un traitement équitable des personnels ultramarins.
La CGT réaffirme enfin sa solidarité totale envers les agents de Polynésie : leur combat pour la justice, l’égalité et le respect est celui de toute la CGT, du service public et des travailleurs.