Mobilisations le 13 avril - Pour le retrait immédiat de la loi SURE. Pour la suppression immédiate du timbre de 50 euros (Appel de la CGT des Chancelleries et Services Judiciaires)

Texte publié le 8 avril 2026.

Le ministre de la justice met en place une réforme de la direction des services judiciaires (DSJ) pour donner une plus grande place à la victime et quasiment dans le même temps, il écarte la victime des salles d’audience criminelles en instaurant le « plaider coupable » criminel.
Le fait que l’accord de la victime soit requis n’est absolument pas une garantie puisqu’il ne s’agit pas d’un choix réel au regard des délais d’audiencement, il s’agit plutôt de lui demander une contrepartie : une sanction plus rapide de l’auteur des faits en échange d’un accord pour une absence de procès.
Il s’agit là non pas de rendre la justice mais de faire de la pure gestion procédurale des actes criminels, qui s’inscrit donc dans la dérive gestionnaire de ces dernières années, laquelle ne cesse de créer perte de sens au travail et déshumanisation de la justice rendue.

De plus, sans aucun débat, comme cela semble être devenu la norme depuis plusieurs années, le gouvernement a rétabli une des mesures les plus iniques qui soit avec le timbre, sous prétexte de financer l’aide juridictionnelle, motif éminemment fallacieux au regard des plus de 211 milliards d’aide versés aux entreprises. Là aussi, il ne s’agit de rien d’autre que d’une mesure gestionnaire dont les effets sont déjà connus : un moindre recours à la justice.

On ne peut pas répondre au besoin de justice par une dégradation de la justice rendue et par la mise à l’écart des victimes et un éloignement des usagers par la mise en place du timbre, c’est l’expression d’un mépris insupportable à l’égard des usagers du service public de la justice et de l’ensemble des personnels qui travaillent au service de la population.

Sans conteste, l’État français a les moyens de financer une justice proche des usagers, qui rende une justice à visage humain, respectueuse tant des personnes poursuivies que des victimes et de l’ensemble des personnels et avec un accès universel et gratuit à l’ensemble de la population.

Pour cela, la CGT revendique :

  • une hausse des recrutements de personnels titulaires et de magistrats ;
  • le respect absolu des textes sur le temps de travail et le télétravail ;
  • l’augmentation a minima de 10 % de tous les traitements pour les fonctionnaires et des salaires des contractuels ;
  • bien évidemment, le retrait du projet de loi SURE et la suppression immédiate du timbre.

La CGT CSJ appelle l’ensemble des personnels à participer aux rassemblements qui auront lieu le 13 avril

  • à 12h30 devant les tribunaux judiciaires
  • à 14h devant le Sénat

* Projet de loi SURE (Sanction Utile, Rapide et Effective)

>> Appel en téléchargement

>> Visuels CGT CSJ en téléchargement

Rappel :
>> Préavis de grève de la CGT des Chancelleries et Services Judiciaires du 13 au 30 avril 2026