1er Mai - attaques inédites subies par l’Inspection du travail : déclaration intersyndicale au CSA Travail – Emploi du 21 mai 2026
Texte publié le 26 mai 2026.
Une dizaine de jours s’est écoulée depuis la précédente séance du CSA ministériel que nous avons décidé de quitter, faute d’interlocteur.trices en capacité de nous répondre sur les attaques inédites subies par l’Inspection du travail, victime collatérale de l’offensive gouvernementale et patronale contre le 1er mai, seul jour « super férié » du code du travail. Notre courrier à J.P. Farandou est resté sans réponse et force est de constater qu’il n’a pas jugé utile de présider tout ou partie de la séance d’aujourd’hui. Nous le regrettons et considérons qu’il s’agit au mieux d’une sous-estimation de l’émoi suscité dans les services, au pire d’une forme de mépris. Les deux peut-être ?
En effet, le lendemain de notre interpellation unanime, J.P. Farandou s’est félicité que le 1er mai se soit « bien passé » pendant la séance des questions au gouvernement puisque les contrôles n’auraient donné lieu à « aucun incident ». Traduisons pour être tout à fait clair.es : notre employeur considère que tout s’est bien passé parce qu’un risque qu’il avait clairement identifié, celui que l’un.e d’entre nous se fasse agresser par un employeur mécontent, ne s’est pas réalisé ! C’est tout simplement scandaleux ! Déclarer publiquement que tout s’est bien passé le 1er mai est un affront supplémentaire.
Nous répétons qu’il y a eu un incident majeur le 1er mai 2026 : le 1er Ministre a, en toute connaissance de cause, encouragé des employeurs à enfreindre la loi ; il s’est rendu dans un commerce qui n’aurait pas dû faire travailler des salariés ce jour-là ; enfin, il a appelé un employeur suite à un contrôle effectué par nos services pour le féliciter et lui garantir qu’il n’y aurait aucune sanction. C’est parfaitement inacceptable ! Nous le redisons : la cacophonie gouvernementale à laquelle a largement contribué la DGT nous aura d’abord mis une cible dans le dos puis nous aura totalement décrédibilisé.es. Nous en subirons longtemps les effets. Il y a également eu, dans plusieurs départements, des coups inacceptables de pression, dans un sens ou dans un autre, avant ou après le jour J, avec des exigences parfois très fortes pour « rendre compte ». C’est sans aucun doute dans le département de l’Isère que les problèmes ont été les plus nombreux, nous y reviendrons en conclusion.
> Déclaration intégrale de l’intersyndicale en téléchargement