Annonces budgétaires 2026 du premier ministre : Asphyxier les services publics et faire payer les plus modestes. C’est une honte ! (Communiqué CGT Finances publiques)

Texte publié le 18 juillet 2025.

Le mardi 15 juillet, le premier ministre, M Bayrou, a présenté ses orientations budgétaires pour 2026.

Faire peur :

La ficelle est grossière, mainte fois utilisée lorsqu’il s’agit de taper, et taper fort, sur la population. « Notre pronostic vital comme État est engagé » : François Bayrou veut tétaniser l’opinion. Il s’agit d’agiter un épouvantail pour tenter de justifier l’austérité et faire accepter 43,8 milliards d’économies. Mais personne n’est dupe, seul transparaît son mépris.

Sur la question de la dette publique, rétablissons la réalité :

– La dette publique serait un fardeau pour les générations futures ? Faux !
Comme toute dette, elle a pour contrepartie un actif (écoles, hôpitaux, routes...). Or le solde est positif.

– Le pays vivrait au-dessus de ses moyens, il faudrait donc réduire les dépenses publiques ? Faux !
L’augmentation de la dette provient davantage de la baisse organisée des recettes que de l’augmentation des dépenses.

– L’État serait en faillite ? Faux !
Contrairement à une entreprise, un État ne peut pas faire faillite. Sa durée de vie est normalement illimitée et il a la faculté de lever l’impôt et de battre monnaie.

– La dette ne serait pas soutenable ? Faux !
Le ratio dette publique / PIB mis en avant est trompeur. Si la croissance économique était plus importante, ce ratio baisserait mécaniquement.
Ce qui compte en réalité, ce sont les intérêts des emprunts rapportés au PIB. Le problème est le risque d’effet « boule de neige » de la dette en s’endettant pour rembourser les intérêts des emprunts antérieurs. Cet effet ne se produit que si les taux d’intérêt sont supérieurs au taux de croissance des richesses créées (y compris inflation). Ce n’est pas le cas de la France qui s’est longtemps endettée à des taux négatifs.

Contrairement à ce que voudraient nous faire croire M. Bayrou et consort, nous affirmons même que, dans une économie capitaliste, un certain niveau d’endettement public est nécessaire ! En effet, l’endettement constitue une anticipation d’une création de richesse. Pour le secteur public, cet endettement permet de redistribuer du pouvoir d’achat dans l’économie, de développer des services publics utiles, de financer des investissements, etc, donc d’augmenter le potentiel de croissance de l’économie.

Alors, M. Bayrou, il faut arrêter de nous prendre pour des c… !

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Lire également :

> Communiqué FD CGT des Finances « Annonces Bayrou : toujours le même scénario, tissus de mensonges, usé jusqu’à la corde ! »