La CGT apporte son soutien à la Marche des Fiertés 2025
Texte publié le 13 juin 2025.
La CGT apporte son soutien à la Marche des Fiertés 2025, organisée par l’Inter-LGBT, et dénonce les attaques politiques dont elle fait l’objet, portant le mot d’ordre : « Queers de tous les pays, unissons-nous – contre l’internationale réactionnaire »
Nous ne commentons pas les choix graphiques, ni n’entrons dans les polémiques entretenues à dessein. Cet appel s’inscrit dans une longue histoire de luttes contre l’oppression. Des révoltes de Compton’s Cafeteria ou de Stonewall aux Marches des Fiertés d’aujourd’hui, les combats LGBTQIA+ ont toujours été liés à ceux contre le racisme, les violences policières, l’impérialisme ou les atteintes aux droits fondamentaux.
La situation internationale est marquée par une offensive réactionnaire globale – lois anti-trans aux États-Unis, « propagande anti-LGBT » dans des pays de l’Union européenne (Hongrie, Bulgarie…) sur le modèle de la Russie, recul des droits dans de nombreux pays. Il est plus que jamais nécessaire de défendre les libertés publiques et le droit de manifester.
En France, les tentatives de censure, les pressions politiques, les menaces de retrait de subventions adressées à la Marche des Fiertés sont inacceptables. Elles participent de cette même dynamique de remise en cause des droits fondamentaux.
Nous refusons les amalgames qui présentent ces mobilisations comme irrespectueuses ou extrémistes, alors qu’elles affirment simplement un droit à exister et à lutter.
L’expression de solidarités internationales entre personnes LGBTQIA+ n’est ni choquante ni déplacée. Il est évident que l’affiche n’est qu’un prétexte. Ce qui est visé, c’est le message politique qu’elle porte, et plus largement, la légitimité même des luttes LGBTQIA+.
Elle s’inscrit dans une tradition de luttes collectives contre l’exclusion, la répression, le sexisme, la transphobie, l’homophobie, le racisme ou encore les atteintes aux libertés syndicales.
Fidèle à ses statuts, la CGT combat toutes les formes de domination : racisme, antisémitisme, sexisme, LGBTphobies. Notre engagement est clair : aucune cause ne justifie la mise en concurrence des luttes pour l’égalité.
La CGT rappelle que le combat pour l’égalité des droits est indissociable du combat syndical. Les discriminations au travail, les violences ordinaires, les inégalités d’accès à l’emploi, à la carrière, à la reconnaissance, sont une réalité persistante pour de nombreuses personnes LGBTQIA+. Harcèlement, outing, remarques déplacées, refus de droits familiaux… les atteintes sont multiples.
En tant qu’organisation syndicale, nous agissons pour que chacune et chacun ait le droit de vivre et de travailler librement, sans peur ni humiliation.
La CGT appelle ses militantes et militants à participer à la Marche des Fiertés le 28 juin à Paris, ainsi qu’aux mobilisations organisées partout en France, dans un esprit combatif, de solidarité, de justice et d’unité.
Montreuil le 13 juin 2025