COP Biodiversité : la CGT porte une transition juste

Texte publié le 29 octobre 2026.

À l’occasion de la dix-septième COP Biodiversité se tenant du 19 au 30 octobre à Erevan, la CGT rappelle que la protection de la biodiversité doit placer le travail, les droits sociaux et la justice environnementale au cœur des décisions.

La COP 17 se tient dans un contexte d’accélération de la destruction du vivant

Artificialisation des sols, déforestation, pollutions chimiques, surexploitation des ressources naturelles, dégradation des milieux aquatiques et marins, effondrement des populations d’espèces… Nombreuses sont les pressions exercées sur les écosystèmes. Au-delà des équilibres écologiques, elles menacent toutes les activités qui dépendent directement ou indirectement des écosystèmes, et in fine la santé et les conditions de travail de millions de personnes.

C’est dans ce contexte d’accélération de la destruction du vivant que se tient la COP 17 de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique, du 17 au 30 octobre à Erevan.

Pour la CGT, la préservation de la biodiversité doit aller de pair avec la défense des emplois, l’amélioration des conditions de travail, la réduction des inégalités et le développement des services publics.

Son ambition est claire : faire de la préservation du vivant un levier de transformation de notre modèle économique, de progrès social et de développement des droits, afin de construire un avenir durable pour les travailleur·ses, les populations et les générations futures.

Les 8 priorités revendicatives de la CGT pour la COP 17

  1. Faire de la transition juste un principe transversal de la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité. Les politiques de préservation et de restauration de la nature doivent intégrer systématiquement leurs conséquences sur l’emploi, les conditions de travail, les qualifications et les territoires ;
  2. Reconnaître pleinement la place des travailleurs et des organisations syndicales dans la gouvernance des politiques de biodiversité. Les organisations syndicales doivent être associées à la conception, à la mise en œuvre et à l’évaluation des stratégies nationales et internationales ;
  3. Garantir des financements publics suffisants, accessibles et démocratiquement contrôlés. Les financements doivent soutenir les services publics, la restauration des écosystèmes, les activités durables et la création d’emplois de qualité, sans renforcer l’endettement des pays bénéficiaires ni favoriser la marchandisation du vivant ;
  4. Engager la transformation du modèle productif. La lutte contre la destruction de la biodiversité doit s’accompagner d’une planification écologique et industrielle, de normes contraignantes, de la conditionnalité des aides à des critères sociaux et environnementaux et du développement de productions respectueuses des écosystèmes ;
  5. Garantir les droits sociaux et professionnels dans toutes les transformations économiques. La formation, la reconversion, la négociation collective, la protection sociale et les garanties d’emploi et de rémunération doivent constituer des éléments centraux des politiques de transition ;
  6. Défendre les droits des peuples autochtones, des communautés locales et des travailleur·ses. Les politiques de conservation doivent respecter les droits humain·es, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, garantir la participation des populations concernées et lutter contre les inégalités environnementales ;
  7. Renforcer les obligations des entreprises et les mécanismes internationaux de contrôle. Les engagements volontaires ne suffisent pas. Il faut des règles effectives, des obligations de transparence, des mécanismes de vigilance et des moyens de contrôle adaptés aux enjeux ;
  8. Faire de la première évaluation mondiale du Cadre de Kunming-Montréal un levier d’accélération de l’action. Le bilan doit permettre d’identifier les retards de mise en œuvre, les insuffisances de financement et les obstacles économiques et sociaux, afin de renforcer les politiques publiques et les moyens nécessaires à l’atteinte des objectifs fixés pour 2030.

7 axes pour une transition juste

La CGT défend un véritable socle de revendications visant à faire de la transition juste un cadre structurant des politiques environnementales, en associant les travailleur·ses et leurs organisations syndicales aux décisions, en anticipant les conséquences sur l’emploi et en garantissant des droits sociaux effectifs.

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(Source site CGT)