Sabotage climatique : une stratégie globale contre le vivant pour une rentabilité maximale (Note CGT)

Texte publié le 22 août 2025.

Depuis le début de l’année 2025, une série de mesures adoptées en France et en Europe remet en cause les dispositifs de protection de l’environnement instaurés ces dernières années. Loin d’être le fruit du hasard ou de circonstances exceptionnelles, cette séquence révèle une orientation politique structurée : faire des normes environnementales une variable d’ajustement au service de la relance des profits, dans un contexte de crise durable du capitalisme.

Cette crise, à la fois sociale, écologique et économique, se manifeste par l’incapacité du système à maintenir ses taux de rentabilité sans démanteler les protections collectives. Ce que les élites nomment aujourd’hui "simplification" n’est qu’un mot d’ordre pour remettre en cause tout ce qui entrave un retour rapide sur investissement : normes sanitaires, contraintes foncières, plans climatiques. Même les services publics et les agences de l’État sont requalifiés en charges inutiles.

À cette offensive s’ajoute l’échec répété des grandes conférences internationales à aboutir sur les enjeux planétaires essentiels : réduire la production de plastiques, protéger les océans, enrayer la destruction des écosystèmes. L’incapacité à construire un accord mondial traduit non seulement la fragmentation des intérêts capitalistes, mais aussi la soumission des États aux lobbies industriels et financiers.

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