Palestine : la CSI condamne les nouvelles violations du droit international en Cisjordanie occupée (Communiqué CGT)

Texte publié le 20 février 2026.

La Confédération syndicale internationale (CSI) est profondément préoccupée par la récente décision des autorités israéliennes de désigner davantage de terres en Cisjordanie occupée comme « terres d’État ».

« Nous ne pouvons pas parler de paix alors que le droit international est ignoré et que les accords précédents sont systématiquement bafoués. Cette décision doit être immédiatement annulée », a déclaré Luc Triangle, secrétaire général de la CSI.

« Elle nous éloigne encore davantage d’une solution à deux États et aggrave l’injustice quotidienne à laquelle sont confrontés les travailleurs palestiniens et leurs communautés. Elle éloigne également les peuples palestinien et israélien d’un règlement pacifique fondé sur la sécurité commune.

La CSI est solidaire des travailleurs palestiniens et de leurs syndicats dans leur lutte pour la dignité, l’égalité et la justice. »

Cette décision unilatérale viole le droit international, enfreint les accords entre l’Autorité palestinienne et Israël et renforce les restrictions de mouvement et les blocus en Cisjordanie.

La Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, est reconnue comme territoire occupé en vertu du droit international. La CSI rappelle :

  • L’obligation de mettre pleinement en œuvre les résolutions 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de sécurité des Nations unies, qui confirment les frontières de 1967 et appellent à la fin de l’occupation.
  • La résolution 2334 (2016), qui confirme que les colonies israéliennes dans le territoire palestinien occupé n’ont aucune validité juridique et constituent un obstacle majeur à la paix.
  • La décision de 2024 de la Cour internationale de justice, qui a réaffirmé l’illégalité de la présence d’Israël dans le territoire palestinien occupé et l’obligation d’y mettre fin.

La reclassification actuelle des terres porte également atteinte aux accords en vigueur depuis 1993, notamment les accords d’Oslo et le protocole d’Hébron de 1997, qui ont établi des cadres clairs régissant l’administration des terres et l’autorité civile. Les actions unilatérales qui modifient le statut des terres contreviennent directement à ces engagements et exacerbent encore davantage les activités de colonisation illégales.

Les conséquences pour les travailleurs palestiniens de cette décision de reprendre les procédures d’enregistrement foncier dans la zone C de la Cisjordanie occupée sont graves. Elle va encore davantage déposséder les Palestiniens de leurs biens et étendre le contrôle illégal d’Israël sur les terres de la région. De plus, elle aura des répercussions directes sur les moyens de subsistance, les possibilités d’emploi, l’accès aux ressources naturelles et la capacité des communautés palestiniennes à poursuivre un développement durable, ce qui accroîtra la précarité et portera atteinte au droit à un travail décent.

Luc Triangle a ajouté : « La CSI appelle tous les États à respecter leurs obligations juridiques internationales, notamment le devoir de ne pas reconnaître les revendications territoriales ou de souveraineté d’Israël sur les territoires occupés, ni d’apporter un soutien ou une aide financière, militaire ou politique au maintien de l’occupation illégale.

Tous les pays doivent œuvrer pour soutenir la mise en œuvre intégrale des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, afin de mettre fin à l’occupation, de démanteler les colonies illégales et de mettre en œuvre la solution à deux États.

Seule une solution négociée à deux États, fondée sur le droit international et les résolutions pertinentes des Nations unies, peut garantir la sécurité, la dignité et les droits des peuples israélien et palestinien. »

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