Mobilisons-nous le jeudi 2 octobre pour la Justice et l’État de droit (Communiqué UFSE-CGT/CGT CSJ)

Texte publié le 1er octobre 2025.

Les condamnations de puissants se suivent et les atteintes à l’indépendance de la justice et aux fondements de l’État de droit et de la démocratie se multiplient.
Mais ces puissants ne sont pas n’importe lesquels et les atteintes dont ils se rendent coupables ne peuvent qu’être dénoncées très fortement : l’un est ancien président de la République, l’autre est candidate à cette fonction. Comment pourraient-ils être dignes de cette fonction alors que de celle-ci naît l’obligation de garantir l’indépendance de la justice !

Nos organisations tiennent à rappeler ce qui ne devrait être qu’évidences.

En démocratie, la remise en cause des décisions de justice se fait par voie d’appel, le discrédit n’est en aucun cas possible.
En démocratie, les désaccords ne se règlent pas par des menaces et par la violence.
En France, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui semble être toujours honnie par une partie de la classe politique, proclame l’égalité des citoyens devant la loi.
En France, le service public de la justice et ses personnels font au mieux avec des moyens loins des enjeux.

Les procès en laxisme ne vaudraient qu’à l’égard de la masse. La justice de classe ne l’est pas encore assez à leurs yeux : alors même que des petits délinquants sont jugés en 20 minutes chrono et condamnés à des peines proportionnellement très lourdes, les procès de ces puissants, si ce n’est même privilégiés, durent des années, tous les recours possibles étant utilisés jusqu’au dernier (ce qu’eux-mêmes reproches pourtant aux autres délinquants osant utiliser ces mêmes moyens).

Mais ce sont d’autres libertés que ceux-là voudraient priver les citoyens français.

A commencer par la liberté syndicale, qui est pourtant fondamentale en démocratie pour faire entendre la voix des travailleurs sur l’organisation du travail, leurs conditions de travail et le sens de leurs missions, n’en déplaise aux autoritaires de tous poils.

Il faut y ajouter la liberté de la presse, sévèrement attaquée elle aussi, alors qu’elle n’est pas moins fondamentale dans un Etat de droit.

Nous appelons citoyens, usagers et personnels à se mobiliser pour renforcer l’indépendance de la justice et ainsi la démocratie, l’égalité des citoyens devant la justice et l’accès à celle-ci par l’attribution de moyens à la hauteur des besoins, et plus largement nos droits et libertés. Cela passe notamment par la participation la plus importante possible le 2 octobre prochain.

Montreuil, le 30 septembre 2025.

> Communiqué UFSE-CGT/CGT CSJ en téléchargement

Également en téléchargement :

> Communiqué commun « Affaire Sarkozy : respecter les juridictions pour respecter l’Etat de droit »