Préavis de grève UFSE CGT juillet - octobre 2026
Texte publié le 22 juillet 2026.
L’UFSE a fait parvenir au ministre chargé de la fonction publique et à la DGAFP un préavis de grève couvrant la période du 28 juillet au 30 octobre. Il revient sur la situation salariale, le contexte budgétaire, les conditions de travail, les diverses régressions récentes en matière de droits des agent·es et pointe les manquements en matière d’égalité femme / hommes.
Union Fédérale des Syndicats de l’État - CGT
à
Monsieur David Amiel
Ministre de l’Action et des Comptes publics,
chargé de la fonction publique
Monsieur Boris Melmoux-Eude
Directeur général de l’administration et de la Fonction publique
Montreuil, le 21 juillet 2026
Objet : dépôt d’un préavis de grève sur la période du 28 juillet au 30 octobre 2026
Monsieur le ministre,
Monsieur le directeur général,
Les politiques mises en œuvre par le gouvernement continuent d’organiser une dégradation profonde des conditions de vie et de travail des agent·es publics, des services publics et, plus largement, des droits sociaux.
La situation salariale dans la Fonction publique atteint désormais un niveau critique. Le rendez-vous salarial du 8 juillet 2026 s’est soldé par une fin de non-recevoir sur les mesures générales pourtant indispensables portées par l’ensemble des organisations syndicales représentatives. La reprise de l’inflation accentue encore le décrochage du pouvoir d’achat des agent·es publics. Depuis sa dernière revalorisation en juillet 2023, le point d’indice a perdu 5.06% de sa valeur. La perte cumulée est insupportable : elle s’élève à 15.28% depuis l’élection du président Macron en mai 2017, 21.10% depuis juillet 2010 et 31.72% depuis janvier 2000. Nul besoin de s’interroger sur l’avenir du statut de la fonction publique comme vous le faites pour comprendre la crise d’attractivité de la fonction publique : elle est d’abord et avant tout liée à la faiblesse des salaires !
Les propositions du gouvernement sont indignes : il n’est pas acceptable de concentrer sur quelques mesures ciblées la politique salariale, comme des mesures techniques relatives aux règles de classement, à la progression de carrière ou à la promotion interne. Le chantier sur les bas de grille, annoncé sans calendrier ni périmètre clair et surtout sans budget, ne permettra pas de répondre au tassement des grilles ni à la dynamique de smicardisation qui ronge progressivement la fonction publique.
L’UFSE-CGT réaffirme ses exigences pour répondre à l’urgence salariale : augmentation immédiate et significative de la valeur du point d’indice, indexation sur l’inflation, rétablissement de la GIPA, refonte des grilles indiciaires, revalorisation des filières et corps à prédominance féminine, égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes, rétablissement du versement à 100% de la rémunération en congé maladie ordinaire, abrogation du jour de carence, amélioration des droits statutaires et de l’action sociale.
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