Gouvernement : l’été, tous les coups sont permis ! (Tract CGT Retraité·es)
Texte publié le 29 juillet 2026.
Alors que notre pays étouffe sous des épisodes de canicule toujours plus fréquents et que les incendies ravagent des milliers d’hectares de forêt, le gouvernement profite de l’été pour s’attaquer une nouvelle fois à notre protection sociale.
Sa cible : les assuré·es sociaux.
Deux projets de décrets vont être soumis au Conseil d’administration de la CNAM, qui ne dispose que d’un avis consultatif.
Le premier prévoit d’accélérer le déremboursement de certains médicaments, des transports sanitaires et des consultations chez les chirurgiens-dentistes.
Le second vise à doubler les plafonds des participations forfaitaires et des franchises médicales fixés chacun à 50 € par an. Les plafonds passeraient donc à 100 € chacun, soit un reste à charge pouvant atteindre 200 € pour les assuré·es sociaux.
Une fois encore, la facture sera présentée aux malades, aux retraité·es, aux personnes âgées et plus largement à tous les assuré·es sociaux.
Pour le gouvernement, il s’agit de faire des économies. Pour des millions de personnes, cela signifiera surtout devoir payer davantage pour se soigner ou renoncer aux soins faute de moyens.
Les chiffres sont pourtant alarmants. Selon un sondage réalisé pour la Fédération hospitalière de France, 80 % des Français déclarent avoir déjà renoncé à au moins un soin en 2025, dont près de la moitié en raison d’un coût trop élevé ou d’un remboursement insuffisant.
Plutôt que de répondre à cette urgence sociale, le gouvernement choisit d’aggraver encore la situation.
Les retraité·es seront parmi les premier·es touché·es. Avec l’âge, les besoins en soins augmentent naturellement. Pourtant, au lieu de garantir un meilleur accès aux soins, l’exécutif organise un nouveau transfert des dépenses de santé.
Les complémentaires santé trouveront là un prétexte de plus pour augmenter leurs cotisations. Une situation insupportable quand on sait que plus de 1,6 million de retraité·es ont déjà renoncé à une complémentaire santé en raison de son coût.
Pendant ce temps, les pensions stagnent, le pouvoir d’achat recule et les restes à charge augmentent.
À force de faire payer les mêmes, c’est le droit à la santé et l’accès aux soins qui sont remis en cause.
Le gouvernement prétend réaliser plusieurs milliards d’euros d’économies à partir du 1er janvier 2027. Mais chacun sait que le renoncement aux soins entraîne à terme une aggravation des pathologies, davantage d’hospitalisations et des coûts encore plus importants pour la collectivité.
>> Lire la suite dans le tract CGT Retraité·es en téléchargement
MOBILISONS-NOUS !
>> Le 21 septembre 2026, manifestons pour un monde de paix, de solidarité et de fraternité.
>> Les 14 octobre et 19 novembre 2026, agissons massivement pour la revalorisation de nos pensions et retraites, pour le développement des services publics et pour la défense de la Sécurité sociale.
ENSEMBLE, REFUSONS LES RECULS SOCIAUX ET DÉFENDONS NOS DROITS !