Mobilisation des retraité·es le 2 avril : Gouvernement et patronat, main dans la main pour pénaliser les retraité·es ! (Tract UCR CGT)
Texte publié le 23 mars 2026.
Depuis des mois, nous nous confrontons à un discours récurrent visant à faire des retraité·es des boucs émissaires. Après une vie professionnelle de plus de 42 ans, les retraité∙es se retrouvent aujourd’hui jeté·es dans le chaudron des soi-disant « privilégié·es », accusé·es de coûter trop cher à la société et d’être responsables en grande partie du déficit de la Nation.
Pour certain·es « bien-pensant∙es », les retraité∙es sont des assisté·es, ne contribuent plus à l’économie du pays et pèsent sur la Sécurité sociale qui n’aurait plus de moyens au regard du vieillissement de la population.
Les résultats des dernières élections municipales, qui ont vu une forte progression des élu·es d’extrême-droite, rendent encore plus légitimes et indispensables la mobilisation pour la défense et le développement des services publics, afin de répondre aux exigences sociales de l’ensemble de la population. Les politiques menées par l’extrême droite fragilisent la solidarité, attaquent les associations, réduisent les moyens des services publics et opposent les habitant·es entre elles et eux.
L’adoption par 49-3 en début d’année de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) et du budget de l’État entérine de nouveaux reculs sociaux pour les malades et les retraité·es en particulier. Alors que le Premier ministre S. Lecornu s’était engagé, devant l’Assemblée nationale, à ne pas augmenter les franchises médicales, celui-ci vient de décider, par décret, d’augmenter au 1er mars 2026, le forfait hospitalier de 15 % et de le forfait patient urgence de 33 %.
Un parjure,
une injustice flagrante !
Comme si les malades étaient responsables d’aller aux urgences, alors qu’il est de plus en plus difficile de trouver un médecin. De plus, près de 60 % des patient·es aux urgences sont des retraité·es et/ou des personnes seules.
Cette LFSS 2026 répond avant tout aux exigences du patronat et du Medef en particulier qui milite pour transférer aux familles et aux retraités∙es les coûts de leurs soins.
La taxe supplémentaire de 2,05 % sur les mutuelles et complémentaires santé aura comme conséquence directe une augmentation des cotisations pour les assuré·es.
Elle s’ajoute à la hausse des cotisations de 12 % en deux ans. Cette évolution a un impact important sur le niveau de vie des retraité·es et sur leur accès aux soins. En effet, 1 600 000 retraité·es ne disposent plus de complémentaire santé et 600 000 ne se soignent pas ou mal. Beaucoup n’ont plus les moyens de cotiser à une complémentaire santé ou à une mutuelle au regard du montant de leur pension.
Lire la suite dans le tract UCR CGT en téléchargement
Toutes et tous, participons massivement aux rassemblements et manifestations LE JEUDI 2 AVRIL 2026 pour exiger :
- la revalorisation des pensions de base et complémentaires de 10 %
immédiatement, - un accès aux soins et un droit à la santé pour toutes et tous,
- le développement des services publics sur l’ensemble du territoire,
- un financement de la Sécurité sociale basé sur les cotisations sociales.
> Dossier sur la semaine d’action entre du 30 mars au 4 avril avec un temps fort le 2 avril