Affaire Argoud/Céline Verzeletti : l’histoire sans fin (Communiqué UFSE-CGT)
Texte publié le 16 septembre 2025.
Les poursuites sont annulées, oui mais, le juge Argoud s’arc-boute et fait appel.
Le 4 septembre, le tribunal d’Aix-en-Provence a rejeté toutes les poursuites contre la syndicaliste Céline Verzeletti et quatre médias.
Cette décision aurait dû clore l’affaire, mais, comme nous pouvions nous y attendre, le juge Argoud a fait appel des cinq jugements qu’il a perdus.
Cette démarche qui pourrait être perçue comme un acharnement vise sans doute à épuiser financièrement et moralement les personnes poursuivies.
Car, cette procédure coûte cher. Le juge Argoud bénéficiera selon toute vraisemblance de la protection fonctionnelle pour la poursuite des cinq procédures qu’il a engagées, ce qui signifie que ses frais d’avocat seront en principe pris en charge par l’État. Dans une telle hypothèse, ce serait donc avec l’argent du contribuable qu’il mènerait plusieurs procédures abusives, ce qui poserait un problème éthique majeur.
Qu’un magistrat puisse utiliser des fonds publics pour prolonger un procès alors qu’un tribunal a déjà statué sur l’absence de fondement de la procédure initiale contre une syndicaliste et la presse interroge fortement, tant sur un plan moral que financier.
Rappelons ici que cette affaire dépasse le simple cadre d’un litige. C’est une attaque contre la liberté d’expression syndicale, contre la liberté de la presse.
Il serait grand temps maintenant que ce gâchis de ressources publiques cesse et que la justice puisse se concentrer sur des affaires plus urgentes.
L’UFSE-CGT continuera de défendre Céline et, à travers cette affaire, la légitimité pour la CGT de dénoncer la partialité d’un juge de l’asile véhiculant par ailleurs des idées d’extrême droite, profondément contraires à nos valeurs de solidarité et d’inclusion.
Montreuil, le 16 septembre 2025