Indemnité, carburant, télétravail... mais encore !?
Texte publié le 7 mai 2026.
LA CGT FONCTION PUBLIQUE a pris acte de la circulaire Amiel ci-jointe au sujet de la hausse des carburants.
Outre que l’exercice des missions de service public de l’État va être réduit de manière inacceptable en limitant les déplacements professionnels, le versement de l’indemnité carburant et les trois jours de télétravail ne sauraient être constitutifs d’un solde de tout compte.
Nous rappelons tout d’abord au ministre Amiel qu’il est le ministre des trois versants de la Fonction publique et que ce sont les agent·es hospitaliers, territoriaux et de l’État qui sont confronté·es à la hausse du prix du pétrole, du gaz, et à une inflation qui dépasse désormais les 2 %.
Pour la CGT Fonction publique, l’urgence salariale appelle des réponses urgentes en faveur de l’ensemble des agent·es de la Fonction publique, fonctionnaires et contractuel·les avec notamment :
- Le dégel de la valeur du point et son indexation sur l’inflation,
- Le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat au titre des années antérieures,
- La revalorisation du minimum de traitement à un moment où la smicardisation frappe les agent.es de la fonction publique et que 356 000 d’entre elles et eux perçoivent une indemnité pour être au niveau du Smic,
- La refonte des grilles indiciaires,
- L’égalité salariale entre les femmes et les hommes,
- La revalorisation du barème kilométrique pour les agent.es public·ques.
L’urgence est aussi au blocage, au contrôle des prix et à la taxation des profits et du racket énergétiques.
Plutôt que d’augmenter sans cesse les crédits alloués aux dépenses militaires, à la militarisation de la société et de l’économie françaises, la CGT Fonction publique réaffirme que de l’argent il y en a pour financer, entre autres, les traitements, les salaires, les pensions et les retraites.
Elle appelle les agent·es public·ques à se mobiliser dans ce sens.