Notre travail créé les richesses : nos salaires doivent augmenter ! (Tract CGT)
Texte publié le 14 septembre 2026.
Se loger, se nourrir, se déplacer, profiter de ses congés, faire face aux imprévus… Notre salaire doit nous permettre de vivre dignement de notre travail.
Depuis 2021, les prix ont fortement augmenté : + 13 % selon l’Insee
Les salaires n’ont pas suivi ce rythme. Résultat : pour beaucoup de salarié·es, le niveau de vie stagne, voire recule.
Pourtant, augmenter les salaires, c’est bon pour notre quotidien et pour toute l’économie : plus de la moitié de la richesse produite en France dépend de ce que nous consommons.
Augmenter les salaires, c’est possible ! Nos voisins européens l’ont davantage fait ces dernières années. En France aussi, les moyens existent : les dividendes versés aux actionnaires progressent bien plus vite que nos salaires. Il faut faire le choix de consacrer une plus grande part des richesses que nous produisons aux salaires.
Les richesses existent : faisons le choix des salaires
Les entreprises reçoivent des milliards d’euros d’aides publiques et exonérations de cotisations sociales (211 milliards en 2023 !), sans contrôle ni contrepartie. Compensées en grande partie par l’État qui se retrouve à payer à la place des entreprises, les exonérations de cotisations incitent d’autant plus les patrons à mal payer les salarié·es : plus les salaires sont bas, plus les exonérations sont hautes ! Il faut sortir de ces exonérations qui participent d’une politique de bas salaires et fragilisent notre Sécurité sociale – donc nos droits.
Pas de tour de passe-passe : nous voulons de vraies augmentations de salaire !
La baisse de notre niveau de vie est bien réelle. Pourtant, l’augmentation des salaires reste la grande absente des réponses proposées :
- réduire le budget de l’État ? C’est réduire nos services publics et s’attaquer encore aux fonctionnaires, alors que nous avons besoin de moyens pour les hôpitaux, les écoles, la justice, la lutte contre le réchauffement climatique ;
- rapprocher le brut du net en réduisant les cotisations retraites, famille, maladie ? C’est diminuer notre salaire et réduire notre protection sociale, car si le salaire net sert à payer le mois (factures, loyer), le salaire brut c’est pour toute la vie (en cas de problème de santé, de chômage, à la retraite et dans la parentalité) ;
- des primes non cotisées ? C’est un « pourboire » pour tout de suite, mais sans droit associé et sans garantie d’en bénéficier l’année d’après. Les primes d’aujourd’hui c’est la déprime de demain !
- des augmentations individuelles ? Ce sont des augmentations au bon vouloir des directions qui mettent les salarié·es en concurrence ;
- la TVA « sociale » ? Elle n’a de social que le nom : elle pèse davantage sur les petits revenus et ne crée aucun droit !
Pour améliorer notre niveau de vie et mieux reconnaitre notre travail, la CGT revendique :
- des hausses générales de tous les salaires, à commencer par le Smic ;
- l’augmentation du point d’indice dans la fonction publique ;
- l’indexation de tous les salaires et des pensions sur les prix ;
- le blocage des prix des carburants.
Des augmentations de salaire, ça se gagne. Pour cela, on s’organise !
Dans nos entreprises et nos services, commençons par en parler ensemble : de quelle augmentation avons-nous besoin ? Quelles revendications pouvons-nous porter collectivement ?
Puis on s’organise, et on se mobilise pour exiger l’ouverture de négociation, peser sur les choix des employeurs et gagner des augmentations de salaire.
Le 29 septembre :
=> Dans la fonction publique, amplifions les grèves et la mobilisation intersyndicale pour obtenir des mesures salariales générales et immédiates.
=> Dans les entreprises et les services, on se syndique et on organise des grèves et des débrayages pour gagner des augmentations générales de salaires.
Notre force c’est notre nombre !
