Plan Santé au Travail 2026 : contribution de la CGT Fonction publique

Texte publié le 1er avril 2026.

Pour la CGT, la construction du nouveau Plan Santé au Travail impose d’abord un constat lucide : les agentes et agents des fonctions publiques continuent de payer le prix des restructurations permanentes, du manque d’effectifs et d’une intensification du travail devenue structurelle. Derrière les indicateurs, il y a une réalité quotidienne faite d’usure et d’érosion professionnelles, de perte de sens et de dégradation des collectifs du travail.
Cette dégradation des conditions de travail dans la fonction publique ne peut être dissociée d’une remise en cause plus large du rôle et des finalités du service public dans la société.

Le 1er plan santé au travail a posé des intentions, mais sans moyens contraignants, ni financement à la hauteur, autour de 5 axes :

1. Dialoguer pour mieux piloter la santé au travail ;
2. Prévenir pour agir avant les accidents et les risques ;
3. Améliorer le travail et la qualité de vie et des conditions de travail ;
4. Maintenir dans l’emploi afin d’éviter la désinsertion ;
5. Renforcer les acteurs de la médecine et de la prévention.

Nous constatons que les "pénuries" de médecins de prévention persistent, que les formations spécialisées manquent encore de leviers réels et que la prévention primaire reste trop souvent un affichage.

La CGT Fonction publique refuse qu’un futur plan se limite à une nouvelle feuille de route sans portée opérationnelle. Le premier Plan Santé au Travail dans la fonction publique avait fait l’objet d’une négociation, ce nouveau plan ne fait l’objet que de groupes de travail de la FS4 du Conseil Commun sans réelle concertation à ce jour.

Nous exigeons :

  • Des engagements chiffrés en matière de recrutements et de moyens pour la prévention ;
  • Une action réelle sur l’organisation du travail, et pas seulement sur l’adaptation des agents ;
  • Le renforcement des droits d’intervention des représentants du personnel ;
  • Une reconnaissance pleine et entière des risques psychosociaux et de l’usure professionnelle ;
  • La remise en place de CHSCT de plein exercice.

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