Travail par fortes chaleurs : la CGT portera les revendications des travailleur·euses à la Consultation du ministère du Travail (Communiqué CGT)
Texte publié le 17 septembre 2026.
La CGT prend acte de la décision gouvernementale d’initier une consultation sur l’organisation du travail lors des fortes chaleur, elle participera aux réunions de travail organisées par le ministère du Travail. La CGT est à l’origine des discussions tripartites consacrées aux conséquences des fortes chaleurs sur les conditions de travail, la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs…
Grâce à ses militant·es de terrain et à son implantation interprofessionnelle, la CGT se rendra à cette série de réunions avec une connaissance précise des conditions de travail dégradées : travail en extérieur, locaux mal ventilés, températures élevées dans les bureaux, les ateliers, les véhicules et les services publics.
Fatigue, déshydratation, malaises, perte de concentration, nausées, maux de tête et crampes peuvent avoir de graves conséquences sur la santé et accroître les risques d’accidents du travail, pouvant malheureusement aller jusqu’au décès. À ce sujet, le ministère du Travail est toujours incapable de nous fournir le chiffre de la surmortalité au travail liée aux épisodes de fortes chaleurs que nous avons connus sur le territoire.
Pour la CGT, l’employeur doit prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale des travailleur·euses, conformément à l’article L. 4121-1 du Code du travail.
Même si elles restent largement insuffisantes au regard des mesures qui devraient être mises en place, les dispositions du décret de mai 2025 doivent être pleinement mises en œuvre. Leur non-respect doit entraîner des sanctions effectives et dissuasives à l’encontre des employeurs qui ne respectent pas la loi.
La première revendication de la CGT est donc de donner aux DREETS et aux inspecteur·ices du travail les moyens humains, matériels et juridiques nécessaires à l’accomplissement de leurs missions, y compris l’arrêt des activités et des chantiers, si les conditions de chaleurs portent atteintes à la santé des travailleur·euses.
Pour la CGT, ces rencontres doivent aboutir à l’adoption d’obligations légales nationales et interprofessionnelles, avant toute ouverture de négociations dans les branches. Il serait inadmissible qu’il n’existe pas un socle légal minimal commun à toutes les branches.
Le rétablissement des CHSCT-E constitue également une revendication essentielle de la CGT. L’aménagement des postes et des horaires de travail, en fonction de la chaleur et de l’humidité, doit être encadré par la loi, tout comme la réduction du temps de travail et des amplitudes horaires.
La prévention des risques liés aux fortes chaleurs doit devenir une réalité dans toutes les entreprises et ne pas rester un simple affichage, comme c’est malheureusement le cas avec le décret de mai 2026.
La CGT participera à ces échanges pour faire entendre les témoignages et les réalités vécues par les salarié·es.
La protection de la santé des travailleurs et des travailleuses ne peut pas dépendre de la seule bonne volonté des patrons. Face aux fortes chaleurs et aux effets du dérèglement climatique, la CGT revendique des droits nouveaux, des obligations renforcées et des moyens de prévention à la hauteur des risques.
Ces mesures existent déjà dans des pays voisins, comme l’Espagne. Pourquoi la protection des personnes travaillant sur le sol français devrait-elle être moindre, comme les seuils d’alerte, l’aménagement des conditions et des horaires de travail, dès 27°C, en Espagne ?
Montreuil, le 16 septembre 2026.